Quatrième Semaine – Lundi

Classé dans : Chemins de Pâques 2025 | 0

 

 

« Oui je vais créer un ciel nouveau

et une terre nouvelle.

On ne se rappelle plus le passé.

Il ne reviendra plus à l’esprit.

Exultez sans fin. »

Isaïe 65,17-21

TERRE DEVANT !

En vue d’une ile polynésienne

Ainsi Dieu l’a promis – pro-mis –

C’est à dire qu’il a « mis en avant » de nous

un idéal, une terre vers laquelle nous avançons.

 

Il désigne pour nous le bout de notre chemin d’humanité :

La finalité de la création

Le désir ultime de l’homme.

 

Le rêve et la promesse d’une terre promise donne sens

et rend moins douloureuse la traversée du désert.

Le navigateur espère et devine une terre lointaine,

cachée derrière la ligne d’horizon.

Il poursuit sa route en avant

pour entendre un jour ce cri de joie,

mélangée de surprise : « Terre, Terre devant ! »

Coupons de tissus

 

 

Tissus -chaîne et trame couleur océane

Source de Vie – CD Au Seuil du Silence

Téléchargez la partition ici

J‘ai peur, Seigneur,

et je ne sortirai pas saint et sauf

de mon aventure sur la terre des hommes.

Car la sainteté n’est pas faite pour moi.

Elle m’est étrangère comme le lait et le miel pour le captif.

Et le salut n’est qu’une inaccessible étoile

dans le ciel chargé d’un soir d’orage.

 

Regarde, Seigneur, ce que je suis :

incapable de ce qui est bon et bien à tes yeux.

 

J’ai cherché et j’ai cru en la bonté

et il y eut de mes mains le geste d’agacement

et de ma bouche la parole cruelle.

 

J’ai cherché et j’ai cru au service

et je n’ai pas résisté à la tentation du commandement.

 

J’ai cherché et j’ai cru en la pauvreté

et j’ai succombé au désir de possession.

 

J’ai cherché et j’ai cru au silence

et je me suis laissé aller au bavardage.

 

J’ai cherché et j’ai cru à la réconciliation

et j’ai exigé qu’elle ne soit pas sans condition.

 

J’ai cherché et j’ai cru à la charité

et j’approuvais ceux qui disent qu’elle commence par soi-même.

 

J’ai cherché et j’ai cru à l’humilité

et j’ai fait valoir avec arrogance la grandeur de mes prouesses.

 

Ma vie est une texture où s’entrelacent des fils

de toutes les couleurs, de toutes les nuances,

sombres et claires.

Le fil est souvent plus fragile

que la trame qui se cache.

 

Le salut que tu me proposes, Seigneur,

est invisible aux yeux des hommes

mais il résiste à l’usure du temps

il est la forme et le maintien de ma vie.

François ARNOLD
Pierre-Philippe BAYART
Robert RIBER
Charles SINGER
Fritz WESTPHAL